Solutions locales pour un désordre global

La salle était comble pour assister à la projection du film « Solutions locales pour un désordre local » et au débat organisés par « Le Retour à la Terre » le 27 mai.

L'affiche du film "Solutions locales pour un désordre global"

Le film de Coline Serreau – sponsorisé par Biocoop – a véritablement rempli la salle et le débat aminé par Maria Pelletier (nouvelle Présidente du MDRGF) et Catherine Chalom s’est poursuivi jusqu’à minuit, les participants conquis ne semblant pas se résoudre à clore un moment d’échanges intenses.

Les leviers d’actions permettant de mettre en œuvre les solutions locales évoquées par le film ont notamment été longuement discutés.

Parmi ceux qui peuvent être actionnés dans un milieu urbain comme Paris, on peut citer :

  • L’action militante dans des associations telles que le MDRGF qui ont besoin de toutes les bonnes volontés.
  • L’achat militant (AMAP, magasins militants tels que Biocoop, …) qui est un levier extrêmement puissant : aucune de ces multinationales qui détruisent la planète et sont dénoncées dans le film ne pourrait survivre si elle n’avait pas de client.
  • Le jardinage vivrier.

Ce dernier point est beaucoup moins anodin qu’on pourrait le penser et Pierre Rabhi souligne très justement dans le film que « cultiver ses légumes est devenu un acte de résistance ».

Ce retour à la terre permet de renouer le lien avec la nature et de considérer les aliments que nous consommons comme autre chose que de simples marchandises.

Il n’est pas réservé aux ruraux et même en ville, on peut cultiver quelques légumes ou plantes aromatiques sur un balcon, un rebord de fenêtre ou un jardin partagé, voire même un jardin d’immeuble.

Attention, cet acte éminemment subversif peut avoir des conséquences inattendues…

Nous avons commencé il y a 25 ans par cultiver des tomates et une vigne sur un balcon minuscule et cela a déclenché un mouvement qui ne s’est pas arrêté depuis : nous avons acquis une ferme, planté des arbres, installé des ruches, acquis plus de terrain pour planter un deuxième verger, introduit des oies et des moutons pour consolider l’équilibre naturel et créé le magasin « Le Retour à la Terre » pour partager cette passion et ce n’est sans doute qu’un début.

Si l’expérience vous tente, vous voilà prévenu(e) !