En provenance de notre verger le 13 septembre 2010

Cette semaine nous avons cueilli pour vous les derniers quetsches, les premières pommes calvilles rouges et quelques baies de sureau. Nous avons également eu la visite de Ladislas Biegala, un spécialiste des chauves-souris qui a jugé que notre verger de la côte au chien était très propice à ces redoutables insectivores.

Notre deuxième agneau a bien grandi et adore les calvilles rouges...

Contrairement à mes craintes, il restait des quetsches bien mures sur notre prunier mais cette fois-ci ce seront vraiment les dernières de l’année!

Pour les pommes, c’est au contraire le début de la saison et les calvilles rouges ne font que commencer. Le pommier qui est à côté du potager est chargé de fruits et la récolte de cette année s’annonce exceptionnelle.

Les oies et les moutons les apprécient beaucoup et c’est la fête lorsque nous leur donnons les fruits abîmés.

Nous avons également eu la chance de trouver une vesse de loup géante derrière la maison : nous apprécions beaucoup ce champignon que je cuisine pané comme une escalope…

Notre production n’est pas suffisante pour la commercialiser, mais c’est également le début de la saison des kiwais, un parent du kiwi qui produit de petits fruits au goût étonnant rappelant un peu le fruit de la passion.

Ladislas Biegala travaille pour le GMM (Groupe Mammalogique Normand). C’est un spécialiste des chauves-souris, mais il connaît bien les autres mammifères et oiseaux sauvages de Normandie.

Ce fut un plaisir de lui faire visiter nos vergers.

  • Il a identifié les traces de sabots que nous voyons régulièrement dans une de nos mares et nous savons maintenant que notre visiteur est un gros sanglier.
  • Il nous a lu le menu de la chouette qui s’abrite dans notre grange dans ses pelotes de déjection.
  • Il nous a appris que les cervidés que nous apercevons parfois ne peuvent être que des chevreuils, les derniers cerfs ayant été exterminés pour éviter la contamination au bétail par d’éventuelles maladies.
  • Il ne fait pas de doute pour lui que les traces que nous voyons souvent dans notre petite pinède sont celle d’un blaireau

Pour en revenir à son sujet de prédilection, une rivière qui, comme la Corbie dans notre verger de la côte au chien, coule en lisière de forêt lui semble être un terrain idéal pour les chauves-souris et il nous a proposé de faire un comptage au printemps prochain.

C’est d’autant plus une bonne nouvelle pour nous que les chauves-souris font partie des rares prédateurs des carpopapses, ces petits papillons nocturnes à l’origine de la plupart des « pommes véreuses ».