Sauvons les abeilles !

Etal quasi vide et engagement nécessaire
Greenpeace a décidé de faire en ce samedi 17 mai une grande opération nationale de sensibilisation à la cause des abeilles.

En dépit des alertes de plus en plus nombreuses, on a l’impression qu’une majorité de la population n’a pas encore pris conscience qu’outre la survie des abeilles elle-même, comme de nombreux autres pollinisateurs, c est aussi celle d’autres espèces dont l’espèce humaine qui est menacée.

En effet – et c’était l’objet de l action de Greenpeace – la majorité des fruits et légumes que nous mangeons sont pollinisés par des abeilles et leurs cousins (abeilles sauvages, bourdons,…). L’étal de fruits et légumes où nous proposons un choix très large serait quasiment vide : plus de pommes, de poires, de pêches, d’abricots, de cerises, de fraises, ou de framboises … s’ils n’étaient plus là ; il resterait des pommes de terre, des oignons et des salades…

Nous avons installé un grand étal à l’extérieur – pour quelques minutes – afin que la sensibilisation ne se limite pas aux seuls clients du Retour à la Terre. En quelques minutes, les activistes de Greenpeace ont retiré les fruits et légumes qui viendraient à manquer si…. Il ne restait plus grand chose : pommes de terre, haricots verts, poivrons et citrons. Les responsables du taux élevé de disparition des abeilles sont les insecticides chimiques (et aussi les agriculteurs qui les utilisent), le réchauffement climatique, la monoculture, les échanges internationaux non sécurisés qui ont permis l’arrivée de parasites/prédateurs (varroa, frelon asiatique,…),….  Lors de son action Greenpeace a choisi de dénoncer en priorité les industriels produisant les insecticides, car il serait simple et rapide d’arrêter cette menace pour les abeilles.

Certes, ceux qui achètent bio encouragent ceux qui produisent sans ces produits mortifères mais ce n’est pas suffisant. Il est important que ces produits particulièrement toxiques pour les pollinisateurs soient définitivement interdits et qu’il y ait des contrôles réguliers par les services des Etats des produits chimiques contenus dans les denrées alimentaires commercialisées dans leur pays, car ceux réalisés par des ONG – en France, notamment Générations Futures – ne sont pas suffisamment fréquents et n’entraînent pas de pénalité financière. Et l’accord TAFTA en cours de discussion qui pourrait permettre à des multinationales d’engager des poursuites y compris contre des Etats entravant leur développement commercial pourrait être particulièrement grave dans ce contexte s’il venait à aboutir, puisque, par exemple, Monsanto pourrait attaquer la France pour entrave à la commercialisation du MON810 ….

Pour en savoir plus sur l’ensemble des actions de Greenpeace pour sa campagne « Sauvons les abeilles » de ce début mai c’est ici.