7/1/2015 : Nous n’oublierons pas.

Beaucoup d’entre nous se souviennent de ce qu’ils faisaient précisément à l’instant où ils ont appris ce qui se passait un certain 11 septembre ; le meurtre d’innocents pris au hasard dans des avions ou des bâtiments par des fanatiques.

Depuis 2001, le monde ne s’est pas apaisé, loin s’en faut : les actualités égrainent chaque jour le nombre de morts ou de disparitions en  Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Mexique, au Nigéria,…  Des adultes mais aussi récemment plus d’une centaine d’enfants dans une école au Pakistan, des petites filles poussés à l’esclavage sexuel ou au suicide,…  Sans oublier les assassinats et les kidnappings politiques – mis en scène avec une cruauté incroyable – de journalistes, de volontaires humanitaires,…

Certains prennent le parti pris de faire rire les autres à propos de tout, sans tabou. Ils exercent leurs talents sur scène ou devant des caméras, avec des crayons ou encore des plumes. Qu’on n’apprécie pas leur humour soit, mais qu’on les réduise au silence, qu’on les mette en prison ou, pire, qu’on les assassine est tout simplement insupportable !

Le mercredi 7 janvier est une date que nous n’oublierons pas.  Nous avons une pensée pour les hommes et les femmes, – dessinateurs, journalistes, policiers, et tous les autres, assassinés à cette période ainsi que pour leurs familles et amis. Et une pensée aussi pour les survivants – qui seront pour certains handicapés à vie – et qui devront accepter de faire partie des survivants. La mort donnée à des hommes qui voulaient faire rire leurs prochains et qui, lorsqu’ils ne dessinaient pas, défendaient les pauvres, les immigrés – avec ou sans papiers, les animaux via la promotion du végétarisme,…

« Nous sommes tous Charlie » c’est  l’engagement  que nous défendrons nous aussi, la liberté d’expression et l’irrévérence engagée que Charlie Hebdo sait utiliser et qui nous tient à cœur au Retour à la Terre.  C’est aussi notre regret que certains dirigeants étrangers, grands pourfendeurs de la liberté de pensée dans leur propre pays, se soient immiscés dans la marche républicaine de dimanche dernier. Enfin, c’est notre indignation et notre refus du silence et de l’indifférence devant les crimes perpétrés aux quatre coins de la planète.