Le faux scandale autour de l’huile de coco

Gros coup de tonnerre la semaine dernière dans le secteur de l’alimentaire : l’huile de coco serait aussi mauvaise que l’huile de palme, le beurre ou le lard ! Les journalistes ont relayé une étude de l’association américaine de cardiologie. Les titres sont sans équivoque : « L’huile de coco est aussi mauvaise pour la santé que le lard ou l’huile de palme ».

Sauf que cette information, relayée sans recherches approfondies par les journalistes ne concerne pas l’huile de coco bio et n’est pas aussi simple que ça, bien au contraire. Explications.

Le conventionnel versus le bio

-> L’huile de coprah du conventionnel est obtenue à partir de chair séchée, raffinée, c’est-à-dire extraite à l’aide de solvants et à des températures élevées, blanchie et désodorisée avec des produits chimiques, ce qui supprime au passage une grande partie des vitamines, des minéraux et surtout des anti-oxydants.

-> L’huile de coco vierge dans nos rayons est à l’inverse extraite à froid par pression de la chair fraîche, sans recours à des substances chimiques. Elle est ensuite filtrée. Elle conserve ainsi toutes ses qualités nutritionnelles et ses propriétés.

En bio si l‘huile de coco est désodorisée, elle l’est grâce à la vapeur d’eau qui élimine les composés aromatiques volatiles.

Composition

L’huile de coco est composée à 86,5% d’acides gras saturés, mais pas n’importe lesquels, en effet, la moitié de ces acides gras sont présents sous forme d’acide laurique.

L’acide Laurique aide à abaisser le taux sanguin de mauvais cholestérol, fondamental dans notre équilibre hormonal. Il possède aussi des vertus antimicrobiennes et semble très efficace pour prendre soin de sa peau et de ses cheveux. L’acide laurique favorise aussi la synthèse d’une hormone stéroïdienne qui augmente le tonus et la résistance aux maladies.

C’est donc de façon indirecte que l’huile de coco a un impact minime et passif sur notre organisme, nous aidant à stocker moins de graisse et à disposer de plus d’énergie !