Pétition : STOP au massacre des éléphants pour le biodiesel !

Tous les carburants à la pompe contiennent de l’huile de colza ou de palme, du blé ou de la betterave car l’UE impose l’incorporation de biocarburants qui causent de graves dégâts environnementaux. En Indonésie, les éléphants sont même empoisonnés dans les plantations. L’UE est en train de redéfinir sa politique en bioénergie.

Le 17 janvier 2018, le Parlement européen votera la politique bioénergétique de l’UE à l’horizon 2030.

22 milliards de litres de biocarburants ont brûlé dans les véhicules de l’UE en 2016. La Commission européenne persiste à continuer dans cette voix, même au ralenti : le taux d’incorporation de biocarburants s’élèvera encore à 3,8% en 2030. Pourtant, ces denrées alimentaires (maïs, blé, huile de palme et de colza, etc.) transformées en carburant pourraient nourrir des millions de personnes.

Les monocultures destinées à la production d’éthanol et au biodiesel détruisent par ailleurs les forêts tropicales et leur biodiversité. D’énormes quantités de carbone s’échappent ainsi dans l’atmosphère.

Même les études réalisées à la demande de l’UE parviennent à cette conclusion. Le biodiesel à base d’huile de palme génère trois fois plus d’émissions nocives pour le climat que le diesel pétrolier. Le biodiesel à base de colza et de soja a également un bilan climatique négatif.

Les surfaces cultivées couvrent 8,8 millions d’hectares, dont deux tiers en dehors de l’UE. Selon l’étude européenne, des plantations de palmiers à huile destinées au biodiesel européen s’étendent sur 2,1 millions d’hectares en Asie du Sud-Est.

Orangs-outans, tigres et rhinocéros y perdent leur habitat. Des éléphants, qui s’aventurent dans les palmeraies pour se nourrir, se font même empoisonner.

En 2017, le Parlement européen a voté massivement pour la fin de l’importation d’huile de palme et des biocarburants issus d’huiles végétales menaçant la forêt tropicale et invité la Commission européenne à interdire l’utilisation d’huile de palme pour les biocarburants d’ici 2020.

Les négociations actuelles offrent une chance de changer enfin de politique bioénergétique au sein de l’UE. Merci de signer la pétition.