Étude sur les pesticides par l’Autorité Européenne de sécurité des aliments

Une étude récente réalisée par l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) révèle que 6.5% des produits agricoles bio contiennent des traces de pesticides. Alors oui ce n’est pas parfait, nous aimerions que ce soit 0%, mais il y a des explications et les différences avec l’agriculture conventionnelle restent très significatives.

Quelques chiffres…

Menée sur près 31 000 produits testés entre 2013 et 2015 (dont 2 000 bio), l’étude confirme la présence beaucoup plus fréquente de résidus de pesticides sur les produits non bio.

Selon l’étude, 44% des non bio présentent des traces mesurables d’au moins un résidu, contre 6,5% sur ceux issus de l’agriculture bio. Et ils sont respectivement 1,2% et 0,2% à dépasser au moins une limite maximale de résidu.

Pourquoi des résidus de pesticides dans le bio ?

Pour l’autorité européenne de sécurité des aliments, la présence de résidus de pesticides dans le bio n’est pas inattendue.

L’usage de certains d’entre eux est autorisé en bio et il y a une possible dérive à partir des champs cultivés en conventionnel ainsi que la contamination des sols par d’anciens pesticides. Plus il y a aura de surfaces bio moins il y aura de chance de trouver des résidus de pesticides. D’où l’importance de continuer le développement de surfaces bio en soutenant les petits agriculteurs en magasin et par le biais d’associations, telles que Terre de Liens, qui soutiennent l’implantation de fermes bio partout en France.

Et chez Biocoop ?

Chez Biocoop, le cahier des charges est plus restrictif que le cahier des charges bio. De plus, au Retour à la Terre nous privilégions les produits certifiés Nature & Progrès, Demeter ou Bio Cohérence dont les cahiers des charges sont encore plus exigeants.

De même, au Retour à la Terre, nous n’avons pas de riz venant de Chine ou des États-Unis même s’ils sont certifiés bio car il y a trop de risques de contamination. Vous ne trouverez pas, également, de lécithine de soja ou de tournesol non bio, ni d’arômes naturels non bio (c’est-à-dire qui soient en provenance de fruits non bio).

Les organismes de contrôle, tels que les douanes ou la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), font régulièrement des contrôles surprises aux frontières ou en magasin. Enfin, le réseau Biocoop applique un principe de précaution qui nous a notamment obligé à refuser la vente de baies de Goji à la fin des années 2000 pendant plus d’un an suite à la découverte de fraudes.