Vendredi 5/10 : nous voulons des coquelicots contre les pesticides de synthèse !

Lancé le 12 septembre, le mouvement « Nous voulons des coquelicots » est assorti d’une demande claire et directe : que soient interdits tous les pesticides de synthèse en France. Nous devons cette initiative à Fabrice Nicolino, journaliste et rescapé de Charlie Hebdo et François Veillerrette, directeur de l’ONG Générations Futures.

« L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant ». Voici ce que dénonce « l’Appel des coquelicots » publié dans le numéro spécial pesticides de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en date du 12 septembre. Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans les questions environnementales précise qu’il s’agit aussi de « l’Appel des 100« , car celui-ci est actuellement signé par 100 personnes inconnues du public. Sa demande : l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France.

Dans son appel relayé par Charlie Hebdo, les pesticides sont décrits comme « des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant » et comme « une tragédie pour la santé« , provoquant « des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance ».

Il co-signe à ce sujet avec François Veillerette, directeur de l’ONG Générations futures, un livre-manifeste baptisé Nous voulons des coquelicots (éd. Les Liens qui Libèrent). 

Voici un extrait de son appel relayé par Charlie Hebdo :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes. »