Kokopelli

L’association Kokopelli a repris en 1999 les activités de la société Terre de Semences. Les fondateurs de Kokopelli sont Dominique et Jean Marc Guillet, Jocelyn et Raoul Jacquin.
Aujourd’hui, Kokopelli installée à Alès dans le Gard réalise un chiffre d’affaires d’un million d’euros, compte 7 000 membres et emploie quinze salariés.

Aujourd’hui, l’association française Kokopelli fournit des semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique, dont un nombre significatif est produit par un réseau de producteurs de semences amateurs, qui s’engagent à devenir le parrain ou la marraine d’une semence.
Elle milite pour la biodiversité et la préservation des semences anciennes.
Son catalogue compte près de 4 500 variétés : potagères (80 %), céréales (10%) et fleurs (10 %) aromatiques, médicinales et de décoration. Kokopelli est donc la plus grande banque européenne de semences anciennes mise à disposition du public.
Par exemple, pour une quinzaine de variétés de tomates commercialisées en grande distribution Kokopelli en compte plus de 650. Son catalogue contient environ 400 variétés diffréntes de piments comme de courges, et seulement (excusez du peu) 130 sortes de laitues… On trouve aussi chez Kokopelli des semences non répertoriées dans le catalogue officiel des semences, mis en place en début de siècle et qui est aujourd’hui utilisé pour brider la conservation et le commerce de variétés anciennes.

Kokopelli édite un magnifique guide pour la production de semences, avec un descriptif détaillé de très nombreuses varités.

L’association milite pour l’indépendance alimentaire des peuples et des générations futures, lutte contre la main mise des industries de semence sur le marché, et se positionne en particulier contre les OGM et les semences hybrides, qui existent même en bio !
L’association est soutenue par de nombreuses personnalités, le professeur spécialisé en cancérologie Dominique Belpomme, la ministre Nathalie Kosiusko Morizet, et Corinne Lepage. Kokopelli est également engagée dans des projets de développement en Afrique et avec d’autres associations.

Selon Raoul Jacquin : « La semence est le plus ancien patrimoine commun de l’humanité. C’est tout ce qui nous permet de vivre, de manger, de réfléchir. C’est un patrimoine beaucoup plus conséquent que les semences industrielles créées pour absorber des produits chimiques protégées par des brevets. C’est-à-dire que tous les ans, ces industries profitent d’un retour sur investissement. Car les semences hybrides et les OGM, Organismes génétiquement modifiés, ne se reproduisent pas. A l’inverse, les semences anciennes sont reproductibles à l’infini et elles continuent d’enrichir leur patrimoine génétique»

De par son activité, l’association est en démélé avec la justice depuis plusieurs années, attaquée par Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Elle est également poursuivie par l’Etat via le GNIS pour vente de semences non-inscrites au catalogue officiel. Le problème est que la procédure d’inscription des semences est onéreuse et discriminatoire pour l’association. Par ailleurs, les semences inscrites sont réservées aux amateurs et non pas aux professionnels, les consommateurs ne peuvent donc pas en bénéficier. Donc même si cela n’a pas de sens pour des semences qui font partie du patrimoine national, du fait de la législation, Kokopelli en vend certaines dans l’illégalité.

Toujours est-il que l’association Kokopelli se trouve dans une situation fragile du fait d’une situation financière incertaine et de perturbations climatiques récentes.
« Kokopelli a besoin d’être soutenue afin de pouvoir continuer à enchanter les jardins familiaux par de belles semences de Vie, en Europe, en Afrique et en Asie du sud, Nous vous remercions de faire circuler ce message » nous indique un des dirigeants de cette association.

Dans votre magasin le Retour à la Terre,  vous trouverez des semences de variétés oubliées et serez par là même un acteur de la biodiversité !*