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Le retour à la terre » La Côte au Chien

La Côte au Chien

Fin 2007, dans le cadre de ma reconversion professionnelle pour ouvrir un magasin de produits biologiques, et compte tenu de la difficulté à trouver des arboriculteurs susceptibles de fournir les variétés anciennes de fruit en bio, j’ai décidé de prendre les choses en main

Et… de chercher un nouveau terrain ; j’ai appris ce qu’était la SAFER et régulièrement appelais pour savoir s’il y avait des opportunités.

Mon interlocuteur habituel m’a dit un jour qu’il y avait un terrain mais qui ne conviendrait pas du tout à notre activité d’arboriculture car il était « en pente, bordé de bois et traversé par une rivière » ; mon mari venait d’assister à une formation où on lui avait expliqué qu’un terrain en pente permettait de diminuer les risques de tavelure (taches grises sur la peau des fruits).

Bref, dès le WE suivant nous avons été voir ce qui nous était présenté comme un lieu peu propice et avons eu l’impression de voir un petit paradis, la petite rivière en contrebas participant significativement à cette impression. On se croirait en montagne en été ; à quelques minutes à peine de notre maison et de notre premier verger. Après avoir reçu la visite de notre désormais ami Bruno Fremont du verger de Roncheville intronisé “consultant en achat de terrain pour verger”, je n’ai eu de cesse de convaincre la SAFER que c’était le terrain idéal pour nous, pour faire de l’arboriculture bio, du fait de l’isolement du terrain par rapport aux « grandes cultures », habituellement copieusement arrosées d’engrais et pesticides artificiels.

Finalement le comité SAFER nous a accordé le terrain en février 2008 ; nous devions faire vite pour ne pas « perdre une année » ; nous avons passé de longues soirées à consulter des pépiniéristes, à sélectionner les arbres,… Nous avons invité Georges Toutain rencontré l’automne précédent à la fête du MDRGF qui nous a conseillé dans l’aménagement du verger ; finalement, les vacances de février sont bien tombées et avec l’aide de nos trois plus jeunes enfants, nous avons réussi la gageure de planter en 15 jours 136 arbres fruitiers haute tige !
Alors que les autres enfants revenaient reposés, avec souvent des marques de lunettes de ski, les nôtres ont fini leurs « vacances » avec des mains calleuses ! Nos apprentis arboriculteurs s’étaient aussi lancés à cette occasion dans la greffe et si toutes les greffes n’ont pas pris, ce fut le cas de bon nombre d’entre elles ; malheureusement quelques unes furent ensuite endommagées par une buse, ravie de l’opportunité de la plantation de ce verger, constitué de tant de nouveaux perchoirs pour elle !

Parmi ces 136 arbres, 56 pommiers, 26 pruniers, 19 poiriers, 17 cerisisers, 4 noyers, … et même un plaqueminier (arbre à kaki).